CINEMA : « Un peuple qui Cinéma: Un peuple qui ne se regarde pas est appelé à disparaître »

CINEMA : « Un peuple qui Cinéma: Un peuple qui ne se regarde pas est appelé à disparaître »

"Au cimetière de la pellicule"est une idée selon laquelle l’auteur va à la quête de l’œuvre cinématographique "Mouramani" le tout premier film d’Afrique Francophone réalisé en France par Mamadou Touré en 1953. Dans cette quête le cinéaste réalisateur Thierno Souleymane Diallo découvre ce qui a été l’industrie du 7ème ART guinéen.

Il cherche d’arrache-pied une copie de cette œuvre filmique et décide alors de confronter sa caméra à l’histoire d’un film qui a retenu l’attention de plus d’un dans l’histoire du cinéma africain.

Pour l’histoire, en 1953 Mamadou Touré réalisait son célèbre film de 23 minutes intitulé ‘’Mouramani’’. Cette œuvre est considérée comme le tout premier film fait par un noir d’Afrique francophone et elle est mystérieuse de nos jours. C’est la recherche que se fixe « Au cimetière de la pellicule ».

Il existerait aujourd’hui deux synopsis totalement différents. Thierno Souleymane Diallo nous relate les faits « J’ai voulu savoir où se trouve ‘’Mouramani’’ mais j’avais pleine d’informations sur ce film, cependant aucune image de cette copie n’existait ni en Guinée ni en Afrique mais en France. On m’a dit que l’auteur parle de l’islamisation du peuple maninka et des Anglais m’ont dit une autre version selon laquelle il raconte la relation d’un chien et son maitre. J’ai pris donc l’initiative de chercher ce film, et savoir s’il existait encore quelque part dans le Monde ». A-t-il expliqué.

Une figure emblématique dans le monde mandingue qui a d’ailleurs fondé un royaume à Kankan afin d’islamiser les peuples de cette contrée. Pour Diallo Thierno Souleymane « Mouramani est une grande personnalité qui a marqué dans l’histoire du mandingue qui est à la base du royaume de Bâté où se trouve Kankan, karifamodouyah, diankanna et dianfounouh. Dans ce film mamlo parcourt la Guinée à la recherche du film Moramani et va jusqu’en France pour retrouver ne se reste qu’une copie de ce film » Ajoute-t-il.

Un peu plus loin, le jeune réalisateur Diplômé de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée vante les mérites des autorités d’alors avant d’évoquer les raisons qui l’ont poussé à réaliser ce projet filmique. Thierno Souleymane Diallo «Pendant la première République il y’a eu du cinéma dans ce pays, de la chaîne de production jusqu’à la distribution tout à disparu, tout a été enterré et il y’a aucune trace de nos jours d’où le titre ‘’au cimetière de la pellicule’’. Moi je reviens sur les traces de la pellicule et sur ce qui a été le cinéma par le passé ». Estime-t-il.
Dans cette même perspective, il demande aux cinéastes de rébeloter notre culture à travers les projets artistiques guinéens. C’est une nécessité de faire des films pour se mirer et quand on se mire dans les œuvres cinématographiques des autres on tend à disparaître.
Nous y reviendrons !

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