Metier de Distribution

Dans lindustrie du cinéma, le distributeur se charge de la commercialisation et la diffusion des
films. Il achète les droits des films à des producteurs et les revend à des propriétaires de salles de cinéma. Les films
peuvent ensuite être édités en DVD, proposés en Video-On-Demand (VOD) et diffusés à la télévision.
 

Le distributeur se tient
au courant des films en voie de réalisation afin
de planifier ses achats et participe à loccasion au financement de films prometteurs. Il
choisit les films sur base des scénarios, après vision du film ou suite à une projection en festival, par exemple. Il se préoccupe d’évaluer avec justesse les
chances de rentabilité de ce quil achète et de
susciter lintérêt du public en en faisant une promotion
judicieuse. Lintérêt du distributeur est avant tout doptimiser la carrière des films quil diffuse et il cherchera donc à ce que ces derniers restent le plus longtemps
possible à laffiche.

Il négocie les contrats avec les producteurs et le
placement des films quil acquiert auprès des exploitants de salles (date de sortie en
salle, nombre de copies tirées, etc.) et
en assure la promotion daprès un plan média bien ficelé. Il prend pour cela contact
avec la presse et fournit le matériel nécessaire à la
communication autour du film. Il peut également
organiser des concours, des avant-premières, des journées presse, etc.

Dans le cadre de la
production dun DVD, il réunit tous les éléments nécessaires à la fabrication de ce dernier : film dans le
format adéquat, son, etc. Il réalise les jaquettes mais aussi les menus du DVD
avec laide de graphistes et se charge de lachat ou de la réalisation des bonus à ajouter. Sans
oublier la campagne de promotion liée à la sortie du DVD. En ce qui concerne la VOD et la
télévision, il
contacte les différentes plateformes internet ou télé afin de
vendre les films et de les mettre à disposition
du public.

Compétences & actions

  • Connaître le milieu du
    cinéma, ses rouages

  • Posséder une excellente culture cinématographique
  • Pouvoir repérer les films qui vont plaire à des publics différents
  • Analyser un film et émettre un avis
  • Posséder des compétences rédactionnelles
  • Etablir un plan de
    communication, des contacts avec les médias

  • Négocier des contrats
  • Maîtriser plusieurs
    langues étrangères peut être un atout

  • Savoir-être
  • Sensibilité artistique
  • Sens du contact
  • Organisation
  • Flexibilité
  • Esprit dinitiative
  • Débrouillardise
  • Autonomie
  • Esprit critique
  • Bonne résistance au stress
  • Cadre professionnel

Le distributeur de films
travaille généralement pour une société de distribution. Il doit se déplacer régulièrement afin de rencontrer les producteurs, les
exploitants de salle et la presse, ou pour assister à certains événements. Ses horaires sont fixes ou variables, en fonction du département pour lequel il travaille (sorties en
salles, production DVD, VOD, etc.).

Tout film cinématographique ou vidéographique introduit en République
de Guinée ou de production nationale 

doit être soumis, dans une première  étape au contrôle de l’ONACIG pour la
vérification, d’une part, de la qualité 

physique des copies, et d’autre part,
des 
documents relatifs aux droits de leur exploitation commerciale ou non 

sur
le territoire de la République de Guinée.

Si le contrôle est concluant, le film est
dans une seconde étape soumis en vue de son exploitation publique, à 

l’appréciation de la commission nationale de classification des films et des
œuvres, instituée par le décret n° 

094/PRG/SGG/87 du 22 juillet 1987.

Dans une troisième et dernière étape, les
films ayant reçu l’avis favorable de la commission nationale de 

classification
des films et des œuvres reçoivent 
le visa d’exploitation délivré par l’ONACIG.

*  Les
membres de la Commission nationale de classification des films et des œuvres
percevront une prime qui est 

fixée  par
film et dont le montant est 
arrêté annuellement par le ministre chargé de
l’intérieur, président de ladite 

commission, sur proposition du chef du
département ayant en charge les
secteurs du cinéma, de la vidéo et de la 

photo.

*   Compte tenu du caractère provisoire de leur exploitation en Guinée,
les films cinématographiques sont 

exonérés des droits de douane à l’importation et à la réexpédition.

 Tout importateur distributeur agrée de films cinématographiques ou
vidéographiques doit  payer à l’ONACIG
une contribution professionnelle

indirecte « taxes de distribution »
au FODIC (Fonds de Développement de l’Industrie Cinématographiques) qui sera 

déterminée en fonction des recettes qu’il aura réalisées.

Les films africains, sous réserve de
réciprocité et les films guinéens sont exonérés du paiement de cette
contribution professionnelle 

indirecte.

*  Nul film ne peut être importé et distribué en République de Guinée
s’il n’est pas :

–      importé et distribué par un importateurs distributeur des droits
d’exploitation de ce film sur le territoire guinéen, selon un document légal,
notamment contrat ou mandat, signé avec le producteur ou le distributeur dudit
film conformément aux lois et règlements régissant les droits de la propriété
intellectuelle ;

–      muni  de visa d’exploitation
délivré par l’ONACIG sur avis favorable de la commission nationale de  classification des films et des   œuvres ;

–       muni du bordereau de circulation délivré par l’importateur distributeur

–        
exploité en un point de projection conforme  aux normes techniques en vigueur.

*Le bordereau de circulation indiqué à l’article précédent à établir
en trois (3) exemplaires devra nécessairement comporter :

–        
Le titre du film et le numéro du visa d’exploitation ;

–        
les références de la salle de cinéma : situation géographique et
nom de l’exploitant,

–        
le tarif de cession en exploitation du film,

–        
la durée de la cession à l’exploitant 
et la durée de route franche de toute facturation,

*Les exemplaires de ce bordereau de circulation qui sont dûment signés
par l’importateur distributeur et par l’exploitant sont ainsi répartis :

–        
l’originale à l’exploitant de la salle de cinéma concernée,

–        
une copie à l’Office National de la Cinématographie de Guinée,

–        
une copie comme souche de carnet au niveau de l’importateur
distributeur

*L’obtention d’un visa d’exploitation auprès de l’ONACIG
autorise tout film cinématographique à la libre circulation 

sur toute l’étendue
du territoire de 
la République de Guinée.

*Tout importateur distributeur est tenu de céder ses films à tout
exploitant légalement installé, quel que soit son lieu d’implantation sur le
territoire national sous réserve du respect par ce dernier, des conditions de
cession.

 *L’importation et la distribution 
de films cinématographiques ou vidéographiques  portent atteinte à la dignité et à la santé
morale des populations 
guinéennes sont strictement interdites en République de
Guinée.